Du terrain à la touche : comment Camille Caillol (Vannes) transforme l’épreuve en transmission ?

C’est l’histoire d’une Marseillaise passée de la Méditerranée à l’Atlantique, pilier de son état, à la cheville détruite mais qui garde la vibration rugby avec le coaching, et la mer en ligne d’horizon.

“Je m’appelle Camille Caillol, j’ai 25 ans et je jouais en première ligne.” Camille a débuté le rugby en 2008, à l’âge de 8 ans, parce que son père était dans le rugby, il jouait, son frère également. À force de fréquenter les mains courantes, elle a eu envie d’essayer, elle est littéralement tombée dedans.

Camille explique le parcours :

Je suis du sud de la France, je suis de Marseille et je jouais depuis mes 8 ans jusqu’à mon passage en cadette à Aubagne. J’ai ensuite fait 3 ans à Marseille-Huveaune, qui est désormais le Marseille Rugby Méditerranée. Ensuite, je voulais absolument faire du 15 et le Rugby Club Marseillais avait une équipe à 15 en Fédérale 1. Du coup, je suis partie là-bas où j’ai quasiment joué quatre ans.”

Ensuite, le Covid, bouton stop, la saison a vite été arrêtée.

Les études de biologie marine professionnelle l’ont guidée vers Lorient, nautisme et métiers de la plaisance. “J’avais dit que je ne restais qu’un an, sourit Camille. Et en fait, il s’avère que j’ai eu du travail, et du coup, je suis restée et je suis toujours dans la même société où j’ai fait mon stage.”

Désormais employée à la compagnie du port du Morbihan, à Vannes, Camille gère 284 places de navires.

Et puis il y a eu l’accident, grave. Camille explique :

“Je ne me suis jamais arrêtée, à part pour quelques petites blessures. Et puis, l’année dernière, il y a exactement un an, c’était le 24 novembre 2024, on jouait à Lannester, mon pied est resté bloqué au sol, j’ai subi un plaquage à deux et mon pied est resté bloqué et il s’est avéré que je m’étais rompue quatre ligaments de la cheville : le tibio fibulaire, l’antérieur, le postérieur, la membrane et le latéral interne…”

L’horreur avec encore un an après des conséquences invalidantes. Une cheville fracassée et l’interdiction désormais de pratiquer le rugby. Mais pas de le transmettre.

Opération en urgence le 20 décembre, douloureuse, mois et demi bloquée à la maison, deux mois de rééducation en hôpital de jour, quasiment quatre mois pour réapprendre à marcher…

Camille malgré tout souriante : “Maintenant, ça va beaucoup mieux mais du coup, je n’ai plus le droit de jouer au rugby. Et je suis passée coach. Parce que je veux garder un pied dedans, sans mauvais jeu de mots. J’ai pris la décision l’année dernière de passer coach et de rentrer en formation pour pouvoir entraîner les filles.”

Éducatrice fédérale, avec le diplôme fédéral “optimisation” pour entraîner les plus de 18 ans. Camille entraîne actuellement les féminines du RCV, que ce soit à 10 ou à 15. Le groupe vit sacrément.

Camille à la conclusion :

“Je suis arrivée ici il y a 4 ans, je ne connaissais personne et les premières personnes que j’ai rencontrées, c’étaient les filles du rugby. Je suis allée en ‘week-end cohésion’ avec elles… On est sur quelque chose de stable, on s’entend très bien, on a une bonne communication.”

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