Interrogé en marge d’une conférence de presse ce jeudi 15 janvier, Stéphane Sitbon-Gomez, directeur général de France Télévisions, a expliqué que la cession des droits n’était pas une option de plaisir mais une nécessité imposée par la baisse des crédits publics alloués à l’audiovisuel.
« Ce sont les crédits qui sont alloués à l’audiovisuel public qui nous permettent de faire des offres. Nous ne décidons pas de notre budget… C’est une décision de raison, pas de cœur » a-t-il déclaré, soulignant qu’il s’agissait d’un arbitrage financier dicté par une « décision politique, à un vote du budget » plutôt que d’un choix sportif ou stratégique.
France Télévisions regrette de céder les droits des matches de rugby à TF1 : « Il n’y a pas une personne qui est contente de cela ! » https://t.co/zDZW64W4bO pic.twitter.com/oaZQ0oLlcH
— Minute Rugby (@MinuteRugby) January 15, 2026
Dans cet accord, TF1 diffusera notamment neuf rencontres de l’édition 2026, dont deux affiches du XV de France – face au Pays de Galles et à l’Écosse – marquant un revirement inédit pour le groupe public sur cet événement majeur.
France Télévisions, détenteur des droits du Tournoi jusqu’en 2029, a précisé que cette revente était faite « à titre exceptionnel » dans un contexte de plan d’économies globales, avec l’objectif de réaliser près de 15 millions d’euros d’économies sur la partie sportive de son budget.
« Personne n’est content de cette décision »
Sitbon-Gomez a toutefois insisté sur le fait que le groupe public ne se réjouissait pas de cette cession : « La revente de matches du 6 Nations, je ne l’ai pas choisie et il n’y a pas une personne à France Télévisions qui est contente de cela. » C’est dit. Il a assuré par ailleurs que les affiches les plus attractives seraient maintenues sur les antennes de France Télévisions et exprimé l’espoir que ce type de transaction ne se reproduise pas dans les années à venir.
Cette réorganisation intervient alors que le Tournoi se déroule en partie en même temps que les Jeux olympiques d’hiver 2026, ce qui a pesé sur les capacités de programmation et les arbitrages du groupe audiovisuel public.