L’affaire, très médiatisée, remonte au printemps 2025, lorsqu’une joueuse de l’équipe féminine avait signalé aux ressources humaines de la Fédération française de rugby (FFR) des comportements jugés inappropriés et assimilés à du harcèlement moral et de la maltraitance, notamment des méthodes d’entraînement jugées excessives ou des reprises trop rapides après des blessures.
A la suite de ce signalement, une enquête administrative a été ouverte par le ministère des Sports, qui avait demandé à ce que Courteix, alors sélectionneur historique des Bleues du Seven, soit relevé de ses fonctions. Au cours de cette procédure, médecins, joueuses, membres du staff et dirigeants de la FFR ont été entendus.
Communiqué de presse de TECH XV faisant suite à la procédure de signalement concernant David Courteix, laquelle a conclu à son innocence concernant l’ensemble des faits qui lui étaient reprochés 🔽 pic.twitter.com/xs5nonvmjy
— TECH XV (@TECHXV) January 19, 2026
À l’issue de cette investigation, Tech XV a précisé que Courteix, 53 ans, était reconnu « innocent de l’ensemble des faits qui lui étaient reprochés« . Le communiqué souligne également les limites des procédures de signalement actuelles, jugées complexes et longues, et dénonce leur impact sur les droits de la défense.
Le syndicat appelle par ailleurs à une réflexion collective afin d’améliorer les mécanismes de signalement dans le sport, de manière à « concilier la protection des victimes et le respect des droits fondamentaux des personnes mises en cause« .
Courteix, qui avait dirigé les Bleues du rugby à 7 pendant quatorze années jusqu’à leur cinquième place aux Jeux Olympiques de Paris en 2024, reste engagé dans le rugby et occupe désormais un poste de entraîneur adjoint auprès de l’équipe de France des moins de 20 ans.