La dernière affaire la plus médiatisée concerne le talonneur du Racing 92, Janick Tarrit, déjà suspendu cinq semaines après avoir été exclu pour avoir – selon les termes de la commission disciplinaire – « frappé avec la tête » un adversaire lors de la 11e journée de Top 14 contre le Stade Toulousain, à savoir le Toulousain Elias. La Fédération a notamment estimé que la sanction initiale était insuffisante au regard des risques encourus par les acteurs du jeu et demande à la commission d’appel de la revoir à la hausse.
Des exemples et des signaux
Dans le même temps, Ronan O’Gara, manager de La Rochelle, a vu sa suspension de deux semaines contestée par la FFR après un épisode jugé de « manque de respect envers l’autorité d’un officiel de match » lors de la rencontre contre Pau. Bien que ces deux sanctions aient déjà été purgées, la Fédération maintient sa volonté de pousser la logique disciplinaire plus loin pour adresser un « signal fort à l’ensemble de la profession« .
La Fédération Française de Rugby s’oppose à cinq décisions de la Commission de discipline de la LNR https://t.co/Ityd3L8yot pic.twitter.com/20nSsEBBHv
— Minute Rugby (@MinuteRugby) January 22, 2026
Mais l’appel ne s’arrête pas aux seules têtes d’affiche de l’élite. En Pro D2, trois avertissements ont également fait l’objet d’une saisine : Clément Meillac (SA XV Charente Rugby), Vincent Etcheto (US Dax) et Philippe Saint-André (Provence Rugby) ont été sanctionnés pour contestations répétées des décisions arbitrales. La FFR espère que ces cas, eux aussi, feront l’objet d’un nouvel examen.
Officiellement, la Fédération justifie cette démarche par la lutte contre les violences et les incivilités sur et autour du terrain, en insistant tout particulièrement sur la nécessité de protéger les arbitres et officiels de match. Autrement dit, cette prise de position de la FFR intervient dans un contexte où la question du respect des règles et des acteurs du jeu est devenue un point de crispation, à tous les niveaux de la pratique.
Tendances mondiales
Ce mouvement n’est pas isolé dans le paysage du rugby mondial. D’autres fédérations et ligues cherchent depuis plusieurs saisons à durcir le ton face aux comportements jugés « antisportifs ou dangereux« , à l’instar des discussions récentes sur les sanctions liées aux plaquages hauts ou à la sécurité des joueurs dans les compétitions internationales, entre autres.
Pour autant, certains acteurs du monde ovalie restent prudents. Car sanctionner plus sévèrement implique aussi de clarifier les critères d’appréciation des gestes litigieux, pour éviter une inflation de sanctions qui pourrait nuire à la dynamique des clubs et à la qualité du spectacle. Autre axe de travail : d’autres voix réclament une réflexion plus large sur le rôle des arbitres, leur protection et l’harmonisation des décisions disciplinaires entre ligue et fédération. L’idée suit son cours…
🚨La FFR et la LNR se sont entendus pour la nouvelle convention 2026-2031 ! Voici ce qu'il faut retenir :
— Sud Radio Rugby (@SudRadioRugby) January 20, 2026
➡️ Reconduction des groupes de 42 joueurs en équipe de France (14 relâchés) mais des rotations parmi ces 42
➡️ Création d'un "comité santé" pour veiller à la santé mentale… pic.twitter.com/uPJndYzGfT
Alors que l’appel est désormais entre les mains de la Commission d’appel fédérale, les clubs, les supporters et les officiels vont scruter de très près l’issue de ce bras de fer institutionnel. Quel que soit le verdict final, la FFR cherche à envoyer un message clair. « Le respect et la sécurité ne sont plus négociables dans le rugby français. »