On avait quitté Eliott, pilier du Rugby Club Baulois, pilier du Charlie’s Corner avec Marion la manageuse et Thierry, le boss, parti s’amuser à Dublin. Même le Moscato show en avait fait un sacré écho.

Désormais, il a la tête en bas, Down Under, en “Banlieue” de Queenstown, île du Sud de la Nouvelle-Zélande. Carte postale, 12 heures de décalage horaire, engagement total.

Il y a six ans, Eliott a fait un premier séjour pour rejoindre sa sœur en Nouvelle-Zélande pendant un mois avec ses parents. La suite? Il raconte: “En fait, en 2025, j’ai rencontré ma chérie. C’est elle qui avait déjà son projet de son côté de venir faire un visa vacances-travail ici. Et moi, je me suis greffé au projet. Et ça rejoignait mes envies précédentes que j’avais un peu mises de côté aussi. Et puis ça correspondait à pas mal de choses aussi sur les plans professionnels, personnels.”
Plus de 25 ans, ouvert sur les mondes, pilier gauche, plus de cent kilos barbe comprise, Eliott a affronté le défi avec détermination, sourire et engagement: “C’est un pays qui m’avait marqué à plusieurs endroits.J’ai un peu un petit acte manqué en fait avec la première fois où je suis venu il y a six ans. Et du coup, là, l’idée, c’était un peu de rattraper tout ça, de faire mon propre voyage aussi de jeune adulte.” Overseas Experience, font les Australiens et Néo-Zélandais, Eliott le fait comme Baulois.

Bon, il y a eu quand même une incompréhension ou un petit raté, du côté de Christchurch pour se retrouver du côté de Queenstown, au Sud de l’île du Sud… Pas grave, les groupes facebook des “Froggies down Under” ont fait le reste, rapidement avec efficacité.
Le visa d’un an qui va bien, le camping-car tout confort acheté à un Français et le changement de cap vers le Sud du Sud, ‘Housekeeper’, homme de ménage et pilier dans moins d’un mois pour l’équipe de Wanaka, un bijou niché sur un lac au pied des stations de ski à plus de 2000 mètres! Décor digne du Seigneur des anneaux.
“On n’avait aucune certitude niveau travail et on ne voulait pas se retrouver dans une situation où on devrait courir après le job. Et du coup, on a élargi nos recherches, explique Eliott. Celui qui était le plus certain, c’était Wanaka.C’est à une heure au nord de Queenstown, donc quand même dans la partie sud du pays. Les hauts plateaux, on va dire, juste les contreforts des Alpes. C’est au pied des stations de ski.”

C’était le seul endroit où il avait la certitude de trouver un travail: “L’avantage, c’est que la femme du manager du club de Wanaka, c’est la directrice de l’hôtel où on travaille. Donc, pour l’instant, on est plutôt bien tombé. Ça nous permet d’avoir les mêmes horaires, les mêmes jours de repos, parce qu’on travaille tous les deux au même endroit avec ma chérie.”
Et du coup, ça permet, sur les jours off, deux par semaine, de visiter tout le pays autant que possible: “On n’a pas besoin de grand chose, ça nous permet de vivre selon nos besoins. Mais on aimerait quand même trouver un temps plein sur le moyen-long terme.”

Mais en attendant la saison de rugby, ça devrait le faire, avec l’assemblée générale du club et les premiers entraînements début février pour le championnat qui débutera en mars.