Itinéraire d’un Joël Gâté : Une vie au service du jeu

Instituteur, marin, rugbyman, mais surtout bienveillant et épris de justice. Joël Gâté, figure de la Ligue des Pays de la Loire, continue sa vie de passionné avec une mission simple : faire vivre le ballon. Installé aux Sables-d’Olonne, ce francilien de retour dans sa Vendée natale est une mémoire vivante et active. Rencontre avec un homme au parcours riche, récompensé à de nombreuses reprises (Bronze, Argent, Vermeil et récemment Coq d’Or de la FFR).

Itinéraire d’un Joël Gâté : Une vie au service du jeu

Instituteur, marin, rugbyman, mais surtout bienveillant et épris de justice. Joël Gâté, figure de la Ligue des Pays de la Loire, continue sa vie de passionné avec une mission simple : faire vivre le ballon. Installé aux Sables-d’Olonne, ce francilien de retour dans sa Vendée natale est une mémoire vivante et active. Rencontre avec un homme au parcours riche, récompensé à de nombreuses reprises (Bronze, Argent, Vermeil et récemment Coq d’Or de la FFR).

La passion du rugby, pour Joël, est née sur les bancs de l’école — ou plutôt en dehors. Au siècle dernier, lors de sa formation d’instituteur à l’École Normale de Paris, le rugby était une échappatoire.

« Quand j’étais à l’école normale à Paris, ça permettait de sortir de l’internat le jeudi, puisque c’était le jeudi le jour des enfants à cette époque-là. Et à l’école normale, on jouait au rugby. »

Ses racines, elles, sont ancrées dans l’ouest. Si ses parents vivaient au Plessis-Robinson (siège actuel du Racing 92), son père était natif de Montreuil (près de Fontenay-le-Comte) et sa mère des environs de La Roche-sur-Yon.

Le « Couteau Suisse » du Rugby Ligérien

« Je pense que j’ai quasiment tout fait dans le rugby », sourit Joël. Et la liste est impressionnante :

  • Joueur
  • Entraîneur (club et juniors)
  • Arbitre
  • Éducateur
  • Dirigeant

Aujourd’hui, il préside la commission de discipline de la Ligue des Pays de la Loire. Une tâche vaste pour une région qui s’étend sur cinq départements, de la Sarthe à la Vendée. Une sorte de « Chili » du rugby français, s’étirant sur 300 kilomètres de la Ferté-Bernard à Fontenay-le-Comte.

« Quand je m’occupais des juniors au Rugby Club des Sables d’Olonne… dans notre poule il y avait Brest. Quand on avait déjà fait 120 kilomètres, qu’on sortait de Nantes et qu’on voyait « Brest 300km »… Il faut de la motivation ! »

La Discipline : Sentinelle des valeurs

Quelle est la réalité de la discipline en 2026 ? Pour Joël Gâté, c’est un équilibre délicat. « C’est donner la parole aux joueurs. Ils sont faits pour jouer, pas pour rester dans les tribunes. Mais il y a des règles, et il faut en supporter les conséquences. »

Cependant, son regard sur l’évolution sociétale est inquiet, notamment concernant la catégorie des 15-19 ans.

« Ils ont une façon de parler, une façon d’être en relation qui est très difficile. Il y a des insultes aux adversaires, c’est terrible. Ils utilisent des langages que moi, à 78 ans, je n’ai jamais supporté de personne… On n’est pas là pour se traiter de tous les noms, avec du racisme. »

Face à ces dérives (insultes sur le terrain et harcèlement sur les réseaux sociaux), la Ligue met en place une commission « Incivilité et Violence ». Pour Joël, la tolérance est nulle : « Quand un jeune de 19 ans « pourrit » son adversaire… pour moi, il n’y a pas de cadeau. »

Le rôle clé des éducateurs

Joël insiste sur l’effet miroir : les enfants sont des éponges.

« Quand les éducateurs au bord du terrain sont sans arrêt debout à brailler les mains au ciel, les jeunes ont l’impression que s’ils perdent, c’est à cause de l’homme du milieu [l’arbitre], pas à cause de l’adversaire ni de leur jeu… »

L’appel du large : L’autre passion

En 1977, Joël avait « un pied dans les crampons et l’autre dans une chaussure bateau ». Logé près de la base de mer des Sables-d’Olonne, il suit ses enfants vers la voile et se retrouve à gérer le club de dériveurs.

Pourquoi cette double vie ? Une question de calendrier.

« Si on ne va pas en phase finale au rugby, il n’y a rien après le 15 mars et jusqu’à septembre. Donc ça donne du temps. »

Il devient alors arbitre maritime et juge. De fil en aiguille, le virus prend : il officiera jusqu’à devenir Team Manager de l’équipe de France d’Optimist aux championnats du monde 1992 à Mar-del-Plata.

 Le mot de la fin : Hymne au bénévolat

Pour celui qui mérite amplement sa médaille de la Jeunesse et des Sports, l’essentiel reste l’engagement humain.

« Il faut que les gens continuent à faire du bénévolat, ça permet de faire vivre la vie. Les gens ne voient pas tout ce travail dans l’ombre : ceux qui passent leur matinée à accrocher des maillots, à préparer des bouteilles d’eau, à couper des citrons. C’est eux qui font vivre le rugby. Les joueurs s’amusent, ils en profitent. Et une fois qu’ils en auront profité, il faut qu’ils continuent à faire profiter les plus jeunes. »

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