Christophe Pommier, 48 ans, conseiller technique de club, CTC pour la Ligue des Pays de la Loire: le background? comptable et ayant découvert le rugby à 21 ans!.

Ce Saumurois a été contaminé par le virus du rugby a a profité de l’épisode Covid pour renforcer sa formation: le diplôme d’état est venu renforcer en 2021 le brevet d’état obtenu en 2003. “J’ai commencé le rugby à Deux-la-Fontaine, et après j’ai été salarié du club de Saumur dans les années 2000, un peu par hasard au départ”, se souvient Christophe, amusé. “J’ai commencé très tard le rugby, en 1998, je faisais du handball, et il y a un club qui s’est créé, et j’ai aimé voir et ça m’a plu. En fait, ça s’est fait comme ça, par hasard, je n’ai jamais fait l’école de rugby, par exemple.”
Voilà pour les débuts: un club se crée en quatrième série, l’ambiance est sympathique, le cliché tellement vrai, et tout fonctionne. Et voilà Christophe qui progresse et signe deux ans après au club de Saumur, qui évolue en Fédérale 3.
“Et du coup, on me propose un poste de salarié, j’accepte et j’entame les formations. Et l’entourage trouvait ça drôle au départ, et un peu atypique, puisque du coup, je ne suis pas issu d’une famille de rugbyman, pas de frères sportifs, pas de parents sportifs. Ils m’ont dit “vas-y, c’est rigolo, on va venir te voir le dimanche!” En fait, j’étais un peu l’attraction de la famille.”
Aujourd’hui, Christophe n’est plus salarié d’un club de la Ligue et s’occupe de sept clubs sur son bassin, un peu moins de 1000 licenciés en tout, et une vingtaine de milliers de kilomètres par an pour visiter Cholet, Doué La Fontaine, Saumur, Touché-aux-Bances, Brillon pour le Maine-et-Loir.et deux clubs de la Sarthe, La Flèche, et Marsan.

L’idée du départ pour un CTC, c’est d’être le référent pour aider à manager le club et de l’accompagner dans tous ses projets, que ce soit une subvention, de l’administratif ou encore le point essentiel, la formation des éducateurs.

Est-ce que le terrain lui manque ? “Oui, pour une grande raison principale. Ça va faire 16 ans que je suis chez CTC, je pense qu’avec tout ce qu’on connaît actuellement, je pense que je serai un meilleur entraîneur que ce que j’étais avant, et c’est pour ça que le terrain me manque. Parce que du coup on fait du saupoudrage, on intervient quelques fois sur un collectif, mais on ne l’a jamais sur une saison, et cette gestion des hommes et des femmes au quotidien, c’est ça qui me manque. On n’entraîne plus comme dans les années 2000, heureusement. Et ça progresse. Et le Grand Ouest progresse à une vitesse grand V. C’est incroyable.”
Et puis il y a une belle double fierté: deux fils, Pierre, 20 ans, en Fédérale 3 au Mans, et Mathis, 17 ans, junior Nationale à Angers. Deux polyvalents à la charnière.
“Avoir réussi à fidéliser mes garçons et à les rendre encore plus passionnés que moi, c’est l’une de mes plus grandes réussites”, se réjouit Christophe.