Rolland Courbis, l’homme de football qui écoutait le rugby

Il n’était ni entraîneur de Top 14 ni ancien international de l’ovalie. Et pourtant, la disparition de Rolland Courbis, le 12 janvier 2026, a trouvé un écho singulier dans le monde du rugby. Figure majeure du football français, tribun médiatique, technicien aussi admiré que discuté, Courbis aimait raconter son rapport intime et parfois amusé au rugby, sport qu’il a longtemps observé en voisin, avant de s’y attacher profondément. Dans ses souvenirs toulonnais comme dans ses analyses lucides, il parlait du rugby avec la distance de l’étranger et la tendresse de celui qui a compris ses codes.
Il n'a jamais caché son admiration pour le rugby. Photo : Alexandre Dimou/Icon Sport) - Photo by Icon Sport
Il n'a jamais caché son admiration pour le rugby. Photo : Alexandre Dimou/Icon Sport) - Photo by Icon Sport

Rolland Courbis, l’homme de football qui écoutait le rugby

Il n’était ni entraîneur de Top 14 ni ancien international de l’ovalie. Et pourtant, la disparition de Rolland Courbis, le 12 janvier 2026, a trouvé un écho singulier dans le monde du rugby. Figure majeure du football français, tribun médiatique, technicien aussi admiré que discuté, Courbis aimait raconter son rapport intime et parfois amusé au rugby, sport qu’il a longtemps observé en voisin, avant de s’y attacher profondément. Dans ses souvenirs toulonnais comme dans ses analyses lucides, il parlait du rugby avec la distance de l’étranger et la tendresse de celui qui a compris ses codes.

Rolland Courbis n’a jamais revendiqué une appartenance au rugby. Il en parlait pourtant avec une sincérité rare, presque désarmante. « Mon histoire avec ce sport ne date pas d’hier« , confiait-il dans un entretien accordé à Rugbyrama, évoquant ses années passées à Toulon, ville-frontière entre deux cultures sportives majeures : le football populaire et le rugby identitaire.

Arrivé dans le Var comme entraîneur du Sporting Toulon, Courbis découvre un environnement où le RCT structure autant la vie locale que l’OM à Marseille. Le rugby s’impose d’abord par nécessité : il faut comprendre la ville, ses passions, ses colères. Puis vient le plaisir. Celui d’un sport qu’il décrit comme plus lisible, plus ancré dans un rapport direct au public, sans pour autant l’idéaliser.Ce regard extérieur faisait sa singularité.

Courbis aimait raconter ses échanges avec les joueurs de rugby, ces « grands formats » qu’il côtoyait lors d’événements sportifs communs. Aux Oscars du Midi Olympique, il ironisait sur la différence de gabarit, mêlant autodérision et respect. Derrière la plaisanterie affleurait une vraie admiration pour l’engagement physique et mental requis par le rugby professionnel.

Mais Courbis n’était pas homme à se contenter d’une vision romantique. Il interrogeait aussi les zones d’ombre : la violence, la pression populaire, le risque de voir le rugby glisser vers certaines dérives du football. Sans jamais donner de leçon, il posait des questions, comparait, mettait en perspective. Son expérience des stades chauffés à blanc nourrissait une réflexion précieuse sur la protection des joueurs et le rôle des supporters.

Curiosité et amusement

Sa disparition a suscité des réactions au-delà du ballon rond. Mourad Boudjellal, ancien président du RCT, parlait d’ »un peu de rugby qui s’en va avec lui« , soulignant ce lien atypique mais réel entre Courbis et l’ovalie. Les deux hommes partageaient d’ailleurs les ondes sur RMC.

Rolland Courbis regardait le rugby avec curiosité, parfois avec amusement, toujours avec intelligence. Il n’en a jamais été un acteur central, mais il en a compris l’âme. Et c’est peut-être cela, finalement, qui lui vaut aujourd’hui une place à part dans le carnet noir du rugby et du sport français.

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