Top 14 : Résurrection, forteresse assiégée et rouleau compresseur… notre résumé de la 15e journée

Sous les projecteurs d’un Top 14 qui ne sait décidément jamais choisir entre tragédie grecque et comédie de boulevard, la 15ᵉ journée a rappelé pourquoi le championnat de France reste ce feuilleton hebdomadaire que l’on regarde même quand on prétend ne plus y croire.
En prime time sur Canal dimanche soir, Clermont a disposé difficilement de La Rochelle. Photo : Stephane Pillaud/Icon Sport.
En prime time sur Canal dimanche soir, Clermont a disposé difficilement de La Rochelle. Photo : Stephane Pillaud/Icon Sport.

Top 14 : Résurrection, forteresse assiégée et rouleau compresseur… notre résumé de la 15e journée

Sous les projecteurs d’un Top 14 qui ne sait décidément jamais choisir entre tragédie grecque et comédie de boulevard, la 15ᵉ journée a rappelé pourquoi le championnat de France reste ce feuilleton hebdomadaire que l’on regarde même quand on prétend ne plus y croire.

Des victoires arrachées à la dernière respiration, des forteresses qui s’effritent, des démonstrations de force qui ressemblent à des manifestes politiques, et toujours ce parfum d’incertitude qui flotte au-dessus des pelouses d’hiver. À mi-chemin entre la bataille rangée et le vaudeville rugbystique, cette 15e journée a redistribué des cartes sans jamais lever totalement le voile sur les hiérarchies. Tour d’horizon.

Bordeaux-Bègles 28 – Stade Français 33

A Chaban-Delams, ce sont les visiteurs roses qui ont mis le feu d’entrée, jouant avec l’agressivité d’un chat qui voit son coussin de sieste mal placé. l’UBB, pourtant porté par une ligne d’attaque toujours aussi séduisante, s’est heurté à un Stade Français insolent d’efficacité. Entre ratés flamboyants et plaquages décisifs, Paris a su faire basculer les débats dans le money-time, arrachant une victoire qui sent bon la résilience. Un match où chaque petit détail à compté.

Perpignan 31 – Montauban 8

Les Sang et Or n’ont laissé aucune chance aux visiteurs montalbanais. De bout en bout, Perpignan a imposé sa totale supériorité physique, comme un cycliste qui partirait en solo dès le premier kilomètre d’étape. Montauban, timide à l’idée d’aller à dame, n’a que rarement trouvé de brèches, tandis que Perpignan s’est amusé à trouver des espaces comme on trouve des coquillages à marée basse. Score net, match abouti et l’Usap confirme sa nouvelle dynamique. Les destin de Montauban est-il cette fois dessiné ?

Bayonne 10 – Castres 13

À Jean-Dauger, les Basques ont cru pouvoir braquer le match dans les arrêts de jeu et renverser un scénario comme ils ont souvent la recette. Mais Castres, patient comme un joueur d’échecs, attendait sa chance. Une pénalité par-ci, une touche bien captée par-là, et les Tarnais ont refait le coup, eux les derniers à s’être imposé à l’Aviron il y a un an et demi. Peu de points mais beaucoup d’intensité. Une guerre des nerfs, littéralement, pour un dénouement différent à Jean-Dauger. La forteresse est tombée.

Racing 92 35 – Lyon 34

Oh la dinguerie ! Le Racing et Lyon ont offert un véritable thriller, à la manière d’un film où personne ne quitte la salle avant la dernière seconde du générique. Lyon, souvent a joué patient, lui-aussi, a montré du mordant, mais les Ciel et Blanc ont finalement trouvé la clé pour recoller, puis faire le break dans les ultimes instants. Un festival d’essais, de contre-attaques et de sueurs froides, typique du Top 14 quand il décide de se la jouer débridé.

Toulouse 59 – Pau 22

Dans le choc de cette 15ᵉ journée, Toulouse a littéralement étouffé Pau. Le mot est faible. Les Rouge et Noir ont déployé leur rugby flamboyant fidèle à domicile cette saison, multipliant les essais comme d’autres collectionnent les timbres rares. À Ernest-Wallon, l’attaque toulousaine a paru dotée d’un GPS interne impeccable, trouvant les lignes de fuite à chaque relance. Côté palois, malgré quelques éclairs, on n’a jamais vraiment pu inverser la vapeur face à l’armada locale. Un rouleau compresseur qui propulse Toulouse encore plus haut au classement, avec sa victime du soir en dauphin.

Toulon 30 – Montpellier 27

À Mayol, le RCT a souffert mais souri à la fin. Face à Montpellier, les varois ont fait montre d’une volonté de fer mêlée à quelques éclairs de génie individuel. Montpellier, aussi rusé qu’un renard aux portes du poulailler, n’a jamais cédé malgré la pression et a même cru pouvoir voler la victoire. Mais Toulon, dans un ultime sursaut, a frappé juste au bon moment, offrant à son public une danse de joie presque aussi chaude et humide que l’ambiance en tribune.

Clermont 32 – Stade Rochelais 27

Ce duel a flirté avec l’équilibre toute la partie, comme une balance hésitant entre deux poids identiques. Clermont, fidèle à son école de combat, a construit patiemment ses marques, tandis que La Rochelle n’a pas lâché d’un pouce, rendant la tâche clermontoise aussi épineuse qu’un sentier de montagne dans le Puy de Dôme. Au final, un petit écart mais un grand souffle pour les hommes d’Urios, preuve que le Top 14 réserve toujours des duels alléchants et des batailles serrées.

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